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Guide pratique · France Travail

Chômage après une rupture conventionnelle : ce qui change depuis septembre 2026

Une rupture conventionnelle ouvre droit au chômage, comme un licenciement. Mais depuis le 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation est plafonnée à 15 mois avant 55 ans. Voici qui est concerné, ce qui ne change pas, et les délais à prévoir avant le premier versement.

Publié le 4 octobre 2026 · Lecture : 4 min · Sources : Unédic · France Travail
Rupture conventionnelle et allocation chômage : durée d'indemnisation depuis septembre 2026

La rupture conventionnelle reste un moyen classique de quitter son entreprise en gardant ses droits au chômage : c'est une fin de contrat d'un commun accord, donc une privation involontaire d'emploi au sens de l'assurance chômage. Ce qui a changé en 2026, c'est la durée maximale pendant laquelle on peut être indemnisé. La règle découle d'un accord des partenaires sociaux de février 2026, puis d'une loi adoptée en juin.

L'essentiel
Après une rupture conventionnelle individuelle dont la fin de contrat est fixée à partir du 1er septembre 2026, l'allocation dure au maximum 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois à partir de 55 ans. Les conditions pour ouvrir un droit (130 jours travaillés sur 24 mois) ne changent pas. Une indemnité de rupture supérieure au minimum légal peut retarder le début du versement.

Les durées maximales d'indemnisation

Ce qui compte, c'est la date de fin de contrat fixée par la convention de rupture, pas la date de signature : une rupture dont le contrat prend fin à partir du 1er septembre 2026 relève des nouvelles durées.

SituationDurée maximale d'indemnisation
Moins de 55 ans15 mois (contre 18 mois auparavant)
55 ans et plus20,5 mois — une prolongation peut être demandée à France Travail, après examen de vos recherches ou de votre projet professionnel
Outre-mer (hors Mayotte), moins de 55 ans20 mois
Outre-mer (hors Mayotte), 55 ans et plus30 mois

Ces plafonds ne concernent que la rupture conventionnelle individuelle : la rupture conventionnelle collective n'est pas touchée. Le dispositif lui-même ne change pas, ni les conditions pour la signer, ni le montant de l'indemnité due par l'employeur.

Ce qui ne change pas

Convention de rupture, solde de tout compte, attestation : trois documents qui décident de votre premier paiement. ZeroPaper les range pour vous.

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Le délai avant le premier versement : l'effet de l'indemnité

L'allocation ne démarre pas le lendemain de votre départ. Deux délais peuvent s'appliquer :

Exemple illustratif : 6 000 € d'indemnité au-delà du minimum légal, soit 6 000 ÷ 111,8 ≈ 54 jours de différé. Ces délais retardent le début du versement mais ne réduisent pas la durée totale de vos droits. Le calcul détaillé est dans notre guide du premier paiement.

Les documents à réunir

Quand s'inscrire ?

Dès le lendemain de la fin du contrat : le délai d'attente de 7 jours ne court qu'à partir de l'inscription. Ne la retardez pas pour un document manquant, ils se transmettent ensuite depuis votre espace personnel. Les droits ne remontent pas dans le temps.

Le bon réflexe : classer l'indemnité et la convention

C'est le montant de l'indemnité supra-légale qui détermine le différé : il faut donc pouvoir retrouver la convention et le solde de tout compte, et les conserver bien après l'inscription. Voyez aussi combien de temps garder vos fiches de paie.

Pour aller plus loin : le délai avant le premier paiement, les conditions et le calcul de l'ARE, le chômage après une démission et l'inscription à France Travail.

Vos documents de fin de contrat, au même endroit

ZeroPaper classe automatiquement convention, solde de tout compte et attestations, pour que votre dossier d'allocation parte complet.

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Questions fréquentes

A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, si vous remplissez les conditions habituelles : 130 jours (910 heures) travaillés dans les 24 derniers mois et inscription à France Travail. Prendre l'initiative de la rupture ne vous prive pas de l'allocation.

Combien de temps dure le chômage après une rupture conventionnelle en 2026 ?

Au maximum 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois à partir de 55 ans, pour les ruptures individuelles dont la fin de contrat intervient à partir du 1er septembre 2026. Outre-mer, hors Mayotte : 20 et 30 mois.

La nouvelle durée s'applique-t-elle si j'ai signé avant septembre 2026 ?

Ce qui compte est la date de fin de contrat fixée par la convention : si elle tombe à partir du 1er septembre 2026, la nouvelle durée s'applique. Vérifiez cette date sur votre convention et auprès de France Travail.

Qu'est-ce que le différé spécifique ?

Un report du début de l'allocation quand votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal : la part excédentaire divisée par 111,8 donne un nombre de jours, plafonné à 150. Il retarde le versement sans réduire la durée de vos droits.

Que se passe-t-il à partir de 55 ans ?

La durée maximale est de 20,5 mois. Les personnes de 55 ans et plus peuvent demander une prolongation à France Travail, qui examine leurs efforts de recherche d'emploi ou leur projet professionnel.

La rupture conventionnelle collective est-elle concernée ?

Non. Le plafonnement à 15 mois et 20,5 mois ne vise que la rupture conventionnelle individuelle.

Sources officielles

Les durées indiquées sont celles applicables aux fins de contrat à compter du 1er septembre 2026. Pour une fin de contrat antérieure, d'autres durées s'appliquent : votre notification de droits fait foi.

Avertissement. Cet article est fourni à titre purement informatif. Malgré le soin apporté à sa rédaction et le recours aux sources officielles, ZeroPaper ne peut garantir l'exhaustivité ni l'exactitude permanente de ces informations, ni leur application à votre situation personnelle. Les règles de l'assurance chômage évoluent régulièrement. Pour toute démarche, référez-vous à francetravail.fr, unedic.org, service-public.fr ou au 3949. ZeroPaper ne saurait être tenu responsable d'une décision prise sur la seule base de ces informations.